воскресенье, 21 июня 2020 г.

Deux CRS en civil violemment agressés au Mans

Une simple altercation dans un bar, dans laquelle il n’était même pas impliqué, a conduit un policier à l’hôpital. Victime d’une fracture tibia-péroné, ce CRS, qui était en civil au moment de l’incident, est encore sous le choc et s’est vu prescrire 45 jours d’ITT. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 11 au 12 juin dernier, dans un bar du Mans, dans la Sarthe, raconte Le Parisien. Présents sur place après avoir fêté le départ d’un collègue, deux CRS en civil interviennent pour calmer une altercation à l’extérieur de l’établissement. L’un des deux demandent aux protagonistes de se calmer et explique qu’ils sont policiers. 

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Impossible de savoir si c’est cette précision qui déclenchera le déferlement de violence qui suivra. Car au moment de rentrer à l’intérieur du bar, les policiers sont violemment agressés. Un CRS se fait prendre à partie par un homme. "Il était au sol, en position fœtus et il recevait une pluie de coups", raconte son collègue, qui doit de son côté faire face à une femme agressive, face à qui il ne réplique pas alors qu’il est frappé au moins une fois au visage. Un témoin et le parquet ont confirmé cette version des faits. "Je n’ai pas souhaité la frapper car c’était une femme, noire qui plus est. Avec le contexte particulier du moment, je ne voulais surtout pas que l’on parle de violences policières", confesse le CRS dans le PV de l’incident selon Le Parisien

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Une attitude que comprend Frédéric Lagache, délégué général du syndicat de policiers Alliance, selon qui "certains collègues préfèrent désormais s’abstenir de répondre à la violence, de peur de se retrouver dans la galère", alors que les manifestations contre les violences policières se sont multipliées en France ces dernières semaines. Une information judiciaire a été ouverte, pour "violences ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours en réunion et en état d’ivresse manifeste sur personne dépositaire de l’autorité publique", précise le quotidien. Deux personnes ont été placées en détention provisoire et une sous contrôle judiciaire dans ce dossier. 

Source: lepoint.fr

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