пятница, 21 февраля 2020 г.

Coronavirus : plus de 2 200 morts en Chine 

Les autorités chinoises ont annoncé que 115 nouvelles personnes avaient succombé au coronavirus, vendredi 21 février, dans la province de Hubei. En Chine continentale, le bilan a atteint les 2 233 morts, avec plus de 74 100 personnes infectées. Le territoire semi-autonome de Hongkong a constaté un deuxième décès, et l’Iran a annoncé deux morts. La veille, seuls seuls 394 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés par rapport à la veille, en fort recul par rapport aux 1 693 rapportés mercredi, selon les autorités sanitaires de la province il s’agissait du plus bas nombre quotidien de nouveaux cas de contamination au coronavirus depuis près d’un mois.

Les autorités provinciales ont fait état de 628 nouvelles contaminations. Mais elles ont également annoncé que 279 personnes comptées dans un premier temps comme contaminées avaient finalement été déclarées négatives. En clair, cet ajustement est synonyme d’une augmentation quotidienne « nette » de 349 cas par rapport au total de la veille au niveau provincial.

« Trop tôt pour dire que le virus a été endigué »

La Commission nationale de la santé a expliqué cette actualisation du nombre de cas dans le Hubei par le fait que certains patients, d’abord comptabilisés comme « confirmés » sur la base de simples radios pulmonaires, avaient depuis subi un test de dépistage ayant révélé qu’ils n’avaient pas contracté la maladie Covid-19. Après cet ajustement, le ministère a établi la hausse nette journalière du nombre de cas en Chine continentale à 394, soit seulement le quart du chiffre annoncé la veille. En dehors du Hubei, le nombre de nouveaux cas quotidiens chute progressivement, avec seulement 45 annoncés jeudi par la Commission nationale de la santé.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est félicitée mercredi au Caire des « énormes progrès » effectués dans la gestion de l’épidémie. « Nous avons fait d’énormes progrès en peu de temps », a affirmé le directeur des mesures d’urgence en Méditerranée orientale, Richard Brennan, lors d’une conférence de presse du bureau régional de l’OMS en Égypte. « On arrive à diagnostiquer le virus partout maintenant » et des « systèmes sanitaires efficaces » ont été mis en place, s’est félicité de son côté le directeur régional de l’OMS Ahmed al-Mandhari. Toutefois, il est « encore trop tôt pour dire que le virus a été endigué », a nuancé Richard Brennan.

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Au moins 621 cas sur le « Diamond Princess »

Au Japon, deux passagers malades du paquebot Diamond Princess seraient décédés, ont rapporté la chaîne de télévision publique NHK et d’autres médias. La confirmation de cette information par le ministère de la Santé n’a pu être obtenue dans l’immédiat. Il s’agirait des premiers cas mortels parmi les passagers du paquebot : les deux personnes, une femme et un homme octogénaires, auraient été évacuées du Diamond Princess les 11 et 12 février, selon NHK.

Environ 500 autres passagers ont débarqué mercredi du navire, placé en quarantaine dans le port de Yokohama, près de Tokyo. Les autorités japonaises ont annoncé mercredi soir avoir recensé 79 nouveaux porteurs du coronavirus à bord. Avec au moins 621 cas, le navire de croisière est le plus grand foyer du virus hors de Chine. Les passagers ne présentant pas de symptômes, dont les tests se sont révélés négatifs et qui n’ont pas eu de contact avec des personnes porteuses du virus, ont débarqué après 14 jours de quarantaine au Japon.

« Je suis soulagé (…) Je veux me reposer », a lancé aux journalistes un Japonais de 77 ans. Les personnes autorisées à sortir ont reçu un certificat officiel indiquant qu’elles ne présentaient « aucun risque d’infection au nouveau coronavirus » ni de symptômes au moment de l’inspection. Certains au Japon s’inquiètent toutefois de voir des passagers du navire éparpillés dans la nature ou en partance pour leurs pays respectifs.

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Les dizaines de nouveaux cas constatés à bord chaque jour ont soulevé des questions sur l’efficacité de la quarantaine au cours de laquelle les passagers étaient autorisés à se promener en petits groupes sur le pont avec des masques, tandis que le personnel de bord passait de cabine en cabine pour distribuer les repas. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, ont décidé d’envoyer des avions pour rapatrier leurs ressortissants sans plus attendre. Quant à l’équipage, il entamera une quarantaine une fois le dernier passager sorti.

Des dizaines de Français vont être rapatriés

L’inquiétude face au virus touche aussi la Russie, où aucun ressortissant chinois ne peut entrer à partir de jeudi, point d’orgue des mesures sanitaires prises contre l’épidémie, malgré le coût économique pour le tourisme et les régions frontalières. Officiellement, la Russie n’a plus de malades du nouveau coronavirus sur son territoire depuis la sortie d’hôpital la semaine dernière des deux seuls patients, des ressortissants chinois. Moscou avait déjà fermé ses quelque 4 250 kilomètres de frontière avec la Chine, coupé les liaisons ferroviaires de passagers et restreint le nombre des vols vers des villes chinoises.

En Ukraine, des dizaines de personnes ont protesté mercredi contre l’arrivée prévue jeudi dans le pays d’un avion transportant 48 Ukrainiens et 29 ressortissants de pays tiers depuis Wuhan. Les manifestants ont bloqué une route menant vers un hôpital à Vynnyky, dans l’ouest du pays. La France a pour sa part envoyé à Wuhan un nouvel avion en vue de rapatrier « quelques dizaines » de ses ressortissants, a annoncé le ministère de la Santé. Ils seront accueillis dans un centre de vacances du Calvados, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture et de l’agence régionale de santé. Ce centre de 12 hectares est situé à Branville, au coeur du pays d’Auge, à environ 15 kilomètres de Deauville et de Cabourg.

La préfecture du Calvados et l’ARS de Normandie organisent en fin de matinée une conférence de presse dans ce village baptisé « Normandy Garden » pour préciser « les conditions d’accueil des ressortissants français » de retour. Dans ce quatrième vol de rapatriement, « quelques dizaines » de Français sont attendus, avait annoncé mercredi le directeur général de la santé Jérôme Salomon. « Comme pour les trois premiers vols, il ne s’agit que de personnes ne présentant aucun symptôme », avait-il précisé. Ces rapatriés seront confinés pendant quatorze jours et testés deux fois pour s’assurer qu’ils ne sont pas infectés.

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Titre raciste

L’optimisme de l’OMS a cependant gagné les principales Bourses mondiales, qui ont terminé mercredi en hausse. « Je ne pense pas que le coronavirus soit encore un sujet important. On voit que le nombre de nouveaux cas diminue. Le pire est probablement passé », a commenté l’analyste Maris Ogg, de Tower Bridge Advisors.

La Chine a donné cinq jours mercredi à trois journalistes du Wall Street Journal pour quitter le pays en représailles à un titre jugé raciste du quotidien américain. Pékin a très mal pris une tribune parue le 3 février, titrée : « La Chine est le véritable homme malade de l’Asie. » Cette expulsion a été immédiatement condamnée par Washington.

Le Point — Actualité , France



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