Ce lundi 15 juin, les autorités sanitaires américaines font marche arrière en retirant leur autorisation d’utiliser en urgence deux traitements, la chloroquine et l’hydroxychloroquine, pour les patients atteints du Covid-19. Une molécule, dont les effets suscitent bien des débats, pourtant défendue par le président Donald Trump.
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« Il n’est plus raisonnable de croire que l’administration par voie orale d’hydroxychloroquine et de chloroquine soit efficace dans le traitement du Covid-19 », a déclaré dans un courrier la responsable scientifique de l’Agence américaine du médicament (FDA) Denise Hinton. « Il n’est pas non plus raisonnable de croire que les bénéfices connus et potentiels de ces produits dépassent leur risque connu et potentiel », a-t-elle précisé en annonçant la fin de leur utilisation en urgence.
« Ce serait un don du ciel si cela marchait »
La FDA avait donné le 28 mars son feu vert pour que ces traitements antipaludéens soient prescrits, uniquement à l’hôpital, à des patients contaminés par le nouveau coronavirus. Donald Trump fondait alors de grands espoirs sur l’hydroxychloroquine, dont l’efficacité contre le Covid-19 n’a jamais été démontrée rigoureusement. « Il y a de bonnes chances que cela puisse avoir un énorme impact. Ce serait un don du ciel si cela marchait », avait-il notamment déclaré.
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Le président républicain a lui-même reçu plus tard un traitement d’hydroxychloroquine à titre préventif pendant deux semaines. Mais la FDA avait mis en garde le 25 avril contre l’usage des deux antipaludéens « en dehors d’un milieu hospitalier ou d’essais cliniques en raison du risque de troubles du rythme cardiaque ». La France, où un médecin controversé, le Pr Didier Raoult, a défendu et braqué les projecteurs sur l’hydroxychloroquine, en a banni l’usage le 28 mai contre le Covid-19.
Source: lepoint.fr
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